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Chapitre 1 - Alex

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XXXXXXXXXXJe regarde défiler le paysage. Je n'aperçois que des champs à perte de vue... C'est fou, comme un voyage en train peut être ennuyeux ! D'ailleurs ça doit se remarquer sur mon visage qui affiche depuis déjà un long moment un air blasé. Je regarde ma montre, encore 5 h de trajet ! Je crois que s'il était possible de mourir d'ennui je serais déjà devenu poussière depuis longtemps.

XXXXXXXXXXJe tourne mes pouces, je n'ai que ça à faire... je sens monter en moi une violente colère : je hais mes géniteurs ! Si je dois maudire quelqu'un pour ce que j'endure, c'est bien mes parents ! En avion je serais déjà arrivé à New-York, bien installé avec mes deux colocataires. Mais non Papa, Maman ont décrété qu'il en serait autrement. Pourquoi ? Et bien, depuis le 11 septembre, mes parents considèrent les avions comme des cercueils volants. Alors vous imaginez bien que coller leur fils dans un avion en direction de New-York provoque chez eux une crise de panique.

XXXXXXXXXXVous vous demandez peut être pourquoi, je me laisse faire du haut de mes vingt-et-un ans ? Mon frère est mort tragiquement il y'a trois ans, et maintenant mes parents n'ont qu'une peur : c'est de perdre leur dernier enfant. On a tous tellement souffert, que je ne me sens pas le c½ur à repousser leur surprotection. Je suis condamné à pester dans leur dos. Mais au moins à New-York, je suis libre comme l'air. Quand je suis obligé de rentrer chez moi, j'étouffe d'attention parentale, et j'ai de plus en plus de mal à le supporter. J'ai l'impression d'être retombé en enfance à voir ma mère me courir après avec des cookies ou autre denrée alimentaire. Seulement je n'ai plus 8 ans, mais comment lui en vouloir ? Beaucoup de personnes rêveraient d'avoir des parents aussi protecteurs et attentionnés que les miens, je ne suis pas à plaindre ! Je ferais mieux de me taire non ? Mais c'est plus fort que moi !

XXXXXXXXXXAller je vais tenter de ravaler ma colère, ça ne sert à rien de s'emporter. Pour me calmer, rien de mieux que de penser à New-York. Dès que j'ai posé le pied dans cette ville j'en suis tombé amoureux. Je viens d'une petite commune où tout le monde se connaît alors NY et son agitation m'ont tout de suite intrigué. Ce qui y manque toutefois c'est la convivialité : les gens sont froids et préoccupés. Mais si on fait abstraction de ça, New-York est fan-ta-sti-que ! Le campus est déjà à lui-même une petite ville où grouillent des milliers d'étudiants. Je me revois il y a trois ans, jeune étudiant débarqué de l'Amérique profonde, perdu au milieu de ce campus trois fois plus gros que sa ville natale ... J'ai bien changé depuis ! Les effets de New-York et de la vie étudiante.

XXXXXXXXXXLa vie étudiante c'est quoi ? Hum ? Quelques cours par-ci par-là, et les exams, mais c'est surtout les soirées étudiantes et les étudiantes ! Je trouve toujours une enfile pour entrer dans les soirées les plus prisées ! Comment je fais ? Je suis juste talentueux ! Ok, ce n'est pas totalement ça... J'ai une carte dans ma manche : Josh

XXXXXXXXXXJosh est l'un des plus gros fils à papa de L'Université de New-York. New-Yorkais pur souche il connaît tout le gratin de la ville, qu'il méprise au plus haut point, mais qu'il n'hésite pas à flatter pour que certaines portes s'ouvrent. Les soirées de la bourgeoisie de NY ne sont pas forcément les mieux cotées, mais les boissons alcoolisées y sont de qualité et en surquantité. On est loin des futs de bière des fraternités. En plus de fournir un alcool de bon cru, les rassemblements de gens huppés sont également l'occasion de rencontrer les plus belles pouliches de l'université. C'est amusant comme les mecs riches, qu'ils soient beaux ou non, attirent les jolis minois. C'est toujours l'argent qui fera tourner la terre, et tout le monde ici l'a bien comprit. Josh est par son statut, un être envié, donc quelqu'un que les petits prolétaires comme nous veulent côtoyer. Il est toujours convié à n'importe quel événement, et il me fait bénéficier de sa popularité.

XXXXXXXXXXVous me voyez maintenant comme une sangsue assoiffée de pouvoir... mais il n'en est pas ainsi. Entre Josh et moi, ce n'était pas partit du bon pied. J'ai tout de suite méprisé son arrogance. Ce gars est une vraie utopie : il rejette ce qu'il est tout en affichant haut et fort son milieu. C'est totalement déroutant. J'ai donc mis du temps à comprendre qu'il était juste un gars normal qui bénéficiait d'un traitement de faveur qu'il ne souhaitait pas, mais avec lequel il jouait. Avec le temps s'est créé une réelle amitié entre nous deux, au point que cette année que je quitte le campus pour m'installer avec lui et Max dans Greenwich Village -s'il vous plait- ! Pour sa majorité, Josh a eut le droit à une jolie petite fortune de la part de son père investisseur en je ne sais pas trop quoi. En suivant les traces de son paternel, il a investi une partie de cet argent dans un « petit » 200 mètres². Avant de profiter financièrement de son achat, l'appartement va devenir pour nous trois, notre bastion jusqu'à la fin de nos études.

XXXXXXXXXXPour nous trois ? Oui je n'ai pas encore présenté Max. Il n'y a pas grand-chose à dire sur lui en fait. Il a le même genre de caractère que Josh et moi, en gros c'est un fêtard avéré ! A savoir sur Max : il est bisexuel et le vit très bien. Il vient d'une famille modeste de la région de Chicago. C'est le premier ami que je me suis fait à New-York. On a été dans la même chambre d'étudiant pendant nos 3 premières années d'université. Je me suis tout de suite bien entendu avec lui. Dès que mes rapport avec Josh sont devenus ce qu'ils sont maintenant, je les ai présenté et depuis on forme un super trio. Deux mois que je n'ai pas vu mes deux zigottos, et New-York est encore loin : 5 heures...

XXXXXXXXXXMalheureusement l'ennuie est tenace et j'ai épuisé mes remèdes contre : ma batterie de lecteur MP3 est morte depuis des heures et j'ai déjà fini le livre que j'ai acheté à la gare à mon départ. Il me reste plus qu'à regarder ce qu'il se passe dans le wagon. Une vieille dame qui tricote : passionnant ! Un homme d'affaire qui pianote sur son ordinateur : fascinant ! Un septuagénaire qui dort : captivant ! Qui a dit qu'on apprenait du monde qui nous entoure ? Il ne mérite même pas notre attention. Y'a même pas un joli petit minois à dévisager. Je triture les pages de mon livre histoire de passer un peu le temps. On s'arrête à une gare quelque minute plus tard. Une jeune fille monte dans le train et s'installe à quelque siège du mien. Voilà qui fait baisser la moyenne d'âge élevée du wagon. Je me penche dans l'allée pour voir son visage. Elle est plutôt mignonne. Elle me voit et me gratifie d'un magnifique sourire. Le train repart, et je béni le concepteur de train qui a inventé les sièges orientés dans deux sens différents : on est quasiment face à face. J'ai donc une vue imprenable sur ses courbes. Au bout de plusieurs minutes je me lasse, la nouveauté vieille de plusieurs minutes n'est plus une nouveauté. Je n'ai plus qu'une solution pour vaincre le temps c'est dormir. Bercé par le roulis du train je m'endors rapidement, pour être réveillé une heure plus tard par un nouvel arrêt en gare. Même au réveil je ne perds pas le nord, je me penche à nouveau dans l'allée pour regarder la jeune fille. Mais cette fois-ci je ne me délecte pas de son physique comme je l'avais prévu, je remarque avec effroi qu'une aura noire entoure son corps...

XXXXXXXXXXCe n'était donc pas un rêve... Non Alex, ce n'est pas une illusion, ça recommence !




Bethany Joy Lenz-Galeotti est la jeune fille




Chapitre 1 - Alex

# Posté le dimanche 01 juin 2008 00:08

Modifié le dimanche 29 juin 2008 17:30

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